Beezik lance son offre post-HadopiLa loi Hadopi a été votée et devrait être adoptée prochainement. Cela dit un autre scénario pourrait se jouer puisque les élus socialistes ont déposé un recours auprès du Conseil Constitutionnel contre la loi en question. Mais finalement si des initiatives à l'image de Beezik se multiplient, la loi pourrait bien être inutile. Le site lance tout simplement une offre de téléchargement de musique gratuit, légal et rémunéré !
Le concept est innovant puisque non seulement Beezik ouvre un catalogue de plus de 2 millions de titres au téléchargement légal et gratuit, mais en plus, le site promet de rémunérer ses utilisateurs. Le site sera lancé début juin.
« Le téléchargement de musique en ligne concerne 50% des internautes et représente un énorme marché, drainé par le piratage : seuls 53 millions de titres sur 1 milliard sont téléchargés légalement par an en France.
Selon une étude TNS Sofres, 57% des 18-24 ans ont ainsi déjà téléchargé des contenus illégalement. Pour lutter contre ce phénomène, et au-delà des seules sanctions, la Loi Hadopi prévoit ainsi la nécessité de lancer de nouveaux modèles » explique le site.
Concrètement, les utilisateurs choisiront leurs morceaux parmi 2 millions de titres. Les plus grands labels ont ouvert leur catalogue comme Universal Music et EMI Music. Les titres sont transférables sur lecteur MP3, la qualité est celle d'un CD et les téléchargements sont sûrs (sans virus). D'autre part, l'utilisateur récupère en même temps la pochette de l'Album.
Il y a bien entendu une contrepartie : « Pendant le temps du téléchargement, soit environ 10 à 15 secondes, l'internaute visionne une publicité vidéo qu'il choisit lui-même parmi plusieurs propositions : cette publicité finance la gratuité de l'offre pour le consommateur » explique le site.
Mais les internautes sont doublement gagnants puisqu'en téléchargeant, ils amassent de l'argent (0,30€ par téléchargement) qu'ils pourront dépenser chez les principaux sites de e-commerce français, partenaires de Beezik. L'argent est collecté sous forme de points convertibles en bons d'achat. Ce sont donc les annonceurs publicitaires et les plateformes e-commerce qui financent le service et rémunèrent les artistes et les ayant-droits.
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